Jour 6 : Toronto
25-06-2019, par Marie
Bonjour à tous fidèles lecteurs !
Le concept de notre B&B à Toronto est très intéressant. Avant d’arriver, nous recevons toutes les instructions par email et nous débrouillons comme des grandes pour le check-in. Sur place, une résidence comprenant 6 chambres, un peu dans l’esprit de l’auberge espagnole avec une salle commune, des canapés, une grande table pour partager le breakfast et le frigo plein. On fait comme chez nous… Pour la première fois depuis notre arrivée, nous nous sommes levées ce matin franchement reposées ; cet endroit, à l’image du quartier, respire la « zénitude ».
Une belle journée ensoleillée nous attend mais on commence par bouger la voiture ; on peut en effet garer les voitures le long des trottoirs le soir mais le matin dès 8h00, la police des parkings veille au grain et est sans pitié car la circulation est vite entravée.
C’est parti pour une petite balade sur Yonge Street, une rue longue de 56 km qui sépare l’Est et l’Ouest de Toronto. A propos de Toronto, savez-vous qu’au Canada, un habitant sur quatre habite à Toronto ou dans son agglomération ?
Dans cette ville se concentre toute la créativité du monde, nous avons l’impression que chacun peut s’exprimer sans craindre la répression. Ça nous donne parfois un joyeux bazar, tant dans l’apparence des gens que dans l’aménagement des quartiers mais ce n’est pas désagréable. Yonge Street est une sorte de mini Times Square, beaucoup de panneaux lumineux mais moins de monde.
Nous traversons ensuite Chinatown, un lieu très vivant et cosmopolite, à l’image de ce que l’on a pu voir à New-York. Nous arrivons à Kensington Market, un des quartiers les plus anciens de Toronto. On y retrouve un style hippie et bohème, babacool quoi, avec son lot de friperies et de boutiques vendant de tout et n’importe quoi, il n’y a pas vraiment de cohérence à ce niveau-là. Une chose est certaine, vous n’aurez aucun mal à trouver du cannabis !
Nous nous engouffrons ensuite dans Graffiti Street, une rue qui ne paie pas de mine, limite glauque, mais se révélant être le paradis des amateurs de street art. Vous verrez, les photos parlent d’elles-mêmes.
Il est à peine 11h00 et au moins 5 personnes nous ont déjà spontanément indiqué notre chemin, c’est pratique et super agréable. Allez, on avoue que la twin-attitude contribue largement à favoriser le dialogue !
Nous virons plus au Sud vers Entertainment District qui abrite notamment la CN Tower (Canadian National Tower) d’une hauteur de 533 mètres. Cette tour de télécommunication a été très longtemps la plus haute du monde mais dans la course au « toujours plus haut-toujours plus beau », elle a vite été détrônée. Elle reste malgré tout l’emblème de Toronto.
Dans le même secteur, les amateurs de sports américains s’attarderont aux abords du stade des Blue Jays, pour le baseball et du côté de Scotiabank Arena où jouent les basketteurs des Raptors de Toronto.
Après avoir traversé le quartier financier, sans grand intérêt hormis pour les clinquants buildings tout de verre et d’acier, nous partons à l’assaut de Old Town, comprenez vieille ville, un endroit plutôt plaisant mais pas plus marquant que cela. Il faut savoir que les Nord-Américains n’ont pas du tout la même conception de la vieille ville que nous, c’est probablement dû à un patrimoine historique moins riche.
En revanche, nous savions qu’il existait à l’extrémité Est de Old Town un petit bijou dénommé Distillery District. Comme son nom l’indique, les bâtiments appartenaient à une des plus grandes distilleries du monde : Gooderham and Worts. Ce quartier réhabilité est entièrement piéton et est très surprenant. Tous les éléments structurels ont été conservés pour faire de cet endroit un quartier branché qui abrite de nombreuses micro-brasseries et une multitude de galeries d’art. Pour l’anecdote, une serveuse, pensant qu’on ne lui avait pas retourné son « hello », n’est jamais venue prendre notre commande. C’est bien la première fois qu’on se fait jeter ! Tant pis, nous avons squatté le troquet voisin. Bon, je dois vous avouer que Domi était à deux doigts d’y retourner pour lui faire avaler son tablier…
A ce moment-là de la journée, on commence à en avoir plein les pattes mais on ne pouvait pas regagner nos pénates arc-en-ciel sans passer par le front de mer. Nous nous sommes reposées quelques minutes dans un water taxi qui assure la liaison entre Toronto City et Toronto Island. C’est depuis cette île que le panorama sur la Skyline est le plus beau. Si nous avions eu le temps, nous aurions volontiers piqué une petite tête. C’est ici que se retrouvent les citadins pour profiter du calme et des nombreuses plages aménagées.
Vu que nous n’étions pas à 4 km près, nous avons décidé de remonter tranquillement Yonge Street pour terminer notre journée dans un restaurant canado-italien.
Demain on roule, direction Mont-Tremblant, promis on vous enverra de la fraîcheur !