Jour 8 : Mont-Tremblant
27-06-2019, par Domi
Bonjour à tous !
Aujourd’hui on se met au vert direction le Parc National du Mont-Tremblant, seulement 30 minutes de route depuis notre auberge. Le parc est divisé en 3 secteurs mais nous nous concentrerons sur celui plus à l’est appelé secteur de La Diable. Il aurait fallu au moins 2 semaines pour découvrir les 1500 km², les 400 lacs, les 6 rivières et toute la panoplie de cascades, chutes, réserve faunique et j’en passe.
Nous avons opté ce matin pour la randonnée du centenaire, dénommée ainsi en mémoire des 100 ans du parc, et qui a l’avantage de nous offrir un concentré de tout ce qu’il y a à découvrir dans la région. Avant toute chose, nous sommes obligées de passer par la case répulsif car à peine sorties du char nous voilà attaquées par une nuée de moustiques et d’autres cochonneries non identifiées. On nous a dit qu’il y avait par ici des moustiques maringouins, des mouches simulies, des mouches à chevreuil, des mouches piquantes des étables et bien évidemment des tiques. Donc c’est séance de badigeonnage, tee-shirt dans le pantalon et chapeau de rigueur.
C’est parti pour quelques heures de rando dans les sous-bois. Le départ est vraiment compliqué, non pas à cause de la difficulté mais plutôt des insectes, on a même pensé à rebrousser chemin car c’était vraiment limite. En persévérant, on a pu admirer de nombreux panoramas notamment tout le massif du Mont-Tremblant et ses innombrables lacs. La nature des Laurentides est vraiment belle et sauvage, on apprécie d’autant plus car il y a peu de monde. Après une « petite » boucle de 10 km, nous profitons d’un casse-croûte bien mérité, c’est d’ailleurs la première pause méridienne qu’on s’autorise depuis le début du roadtrip.
Notre deuxième randonnée va nous amener en deux heures vers un point de vue spectaculaire : une vue panoramique de la vallée glaciaire du lac Monroe, il fait plus frais là-haut et les moustiques semblent un peu moins agressifs.
Nous remontons le nord du parc pour nous rendre successivement aux chutes Croches et aux chutes du Diable, même la petite ondée orageuse ne nous aura pas découragées !
Nous finissons cette journée par la découverte étonnante des rives sablonneuses du lac Escalier. Les jeux de couleur en cette fin d’après-midi sont splendides. Les autochtones s’y rendent les week-ends d’été pour s’y rafraîchir, il faut dire que tout est parfaitement aménagé. C’est l’impression générale que nous donne ce parc : les infrastructures sont complétement intégrées dans l’habitat naturel, les indications sont claires et le site d’une propreté irréprochable. Même pas besoin de se soucier d’une potentielle piqûre de tique durant une pause-technique, il y a des petites cahutes en bois qui jalonnent le site avec toilettes et points d’eau.
Notre journée dans le parc s’achève et nous décidons de la clôturer par un petit détour au lac Supérieur, le plus beau de la région et surtout la porte d’entrée du parc national. Une ultime balade sur les rives nous permet de nous imprégner encore un peu de cette nature majestueuse, dommage que nos envies de meurtres envers ces foutus moustiques ressurgissent.
Retour à l’auberge pour une bonne nuit de récupération, notre hôte nous a suggéré de manger une « poutine », plat local très diététique à base de frites, de fromage en grain fondu, le tout nappé d’une sauce tomate ou à la viande. On essaiera probablement mais pas ce soir…
Dernière petite anecdote : sur les plaques d’immatriculation québécoises est inscrit « je me souviens » avec une fleur de lys juste au-dessus. C’est en fait la devise du Québec (la mémoire du passé, des échecs, des victoires…). Elle était gravée à l’origine au-dessus de la porte principale du Parlement à Québec dès 1883. Ce n’est qu’en 1939 qu’elle sera officiellement inscrite sur les armoiries du Québec. Le gouvernement l’a par la suite fait inscrire sur les plaques d’immatriculation pour remplacer le slogan publicitaire « la belle province ».
Quant à la fleur de lys, Jacques Cartier, premier navigateur français à avoir exploré le fleuve Saint-Laurent, planta une croix lorsqu’il débarqua à Gaspé et y accrocha un écusson bleu avec trois fleurs de lys dorées. Le premier drapeau du Québec était né.
Demain on quitte Mont-Tremblant, feu sur la Gaspésie !