Jour 7 : Toronto / Mont-Tremblant
26-06-2019, par Domi
Bonjour vous qui crevez de chaud !
Ici il fait bon car à l’heure où je vous parle nous sommes dans la région des Laurentides, le paradis des skieurs et des mordus de la nature.
Mais avant d’en arriver là, il a fallu se farcir les 560 kilomètres depuis Toronto, la fraîcheur ça se mérite.
La journée avait mal commencé avec une petite surprise matinale : la police des parkings avait sévi, le petit papillon jaune accroché à notre essuie-glace annonçait la couleur : 30 dollars non négociables. Bon, on s’est dépêchées de partir de là avant qu’on nous embarque la voiture et hop, direction le nord.
On aurait bien aimé faire une halte à Ottawa, capitale du Canada avec étonnamment trois fois moins d’habitants qu’à Toronto mais par manque de temps, il a fallu faire des choix. Donc en route, direction le Mont-Tremblant. Il n’y a pas vraiment de différence entre les routes canadiennes et américaines, d’un côté comme de l’autre les territoires sont immenses et on peut facilement rouler 300 km sont trop bouger le volant. Nous quittons la province de l’Ontario d’une manière assez amusante : en empruntant un bac mais quasiment sans nous en rendre compte. C’est au moment où l’on sent un décrochage qu’on prend conscience qu’une embarcation nous fait traverser la rivière.
Une fois de l’autre côté, grand bonheur, tout le monde parle français, l’anglais a totalement disparu de la signalisation. Pas de panneaux « stop » mais « arrêt », pas de « dead end » mais « cul de sac », plus sympa encore les « bed and breakfast » sont devenus « couettes et cafés ».
Nous sommes enfin au Québec, la plus vaste province de l’État du Canada (environ le quart du territoire, soit trois fois plus grand que la France). La grande plaine du Saint-Laurent concentre la majorité de la population. Du fait de cette superficie, la province est soumise à d’importants écarts de température ; d’une manière générale, les hivers sont longs et rigoureux et les étés sont courts et très chauds. Le serveur du restaurant de ce soir nous l’a confirmé : le dégel s’est amorcé très tard cette année et la chaleur est arrivée brusquement ce qui explique aussi la prolifération des moustiques dont on a largement commencé à profiter…
Nous arrivons enfin dans le secteur de Mont-Tremblant. On ne peut pas vraiment parler de ville car le Mont-Tremblant regroupe à la fois la station de ski (un brun huppée et on a bien compris que l’endroit n’était pas fréquenté par les gens du cru) mais aussi un vieux village, davantage intéressant par son côté naturel et pittoresque, puis un centre-ville un peu plus au sud, et pour finir le parc régional, premier parc national créé au Québec et qui possède un riche patrimoine naturel.
Après avoir pris nos quartiers dans une charmante petite auberge au centre-ville (impensable financièrement de se loger à la station), nous avons pris le temps de faire une balade sur un sentier aux alentours (qui porte le charmant nom de P’tit train du Nord). Nous avons ensuite fait une petite boucle en voiture afin de visiter tous les sites du Mont-Tremblant, hormis le parc dans lequel nous randonnerons demain.
Nous avons pris soin d’acheter du répulsif car les moustiques ont déjà commencé leur goûter avec nos petites peaux bien fraîches de Français. Nous vous donnons donc rendez-vous demain pour une journée nature dans les grands espaces du parc national.