Jour 11 : Gaspé / Chandler
30-06-2019, par Domi
Bonjour tout le monde,
Nous avons quitté notre joli motel bleu direction le Café des artistes, une jolie brûlerie qui propose toute une gamme de café à consommer sur place ou à emporter. Nous optons pour un petit breakfast fait maison, parfait pour démarrer la journée.
C’est parti pour une journée dans le parc national Forillon, principal attrait de Gaspé. La nature y est différente du Mont-Tremblant, la configuration également. Ici se côtoient falaises abruptes, forêts mixtes, marais et on peut apercevoir d’immenses colonies d’oiseaux. Aux abords d’un sentier, nous avons même aperçu le dos d’une baleine.
Nous accédons au parc par le secteur sud et, après être passées par une ancienne boutique où se ravitaillaient les pêcheurs, nous accédons à un sentier qui va nous mener « au bout du monde ». C’est l’extrémité de la Gaspésie, petite pointe surplombée par un phare. La vue aurait pu être magnifique mais la brume en a décidé autrement. Nous profitons quand même du calme et de la sérénité ambiante pour déguster nos produits achetés chez Atkins et Frères la veille : saumon fumé nature et l’autre épicé au sirop d’érable, une pure merveille.
Nous décidons de rentrer un peu plus dans les terres pour profiter de cette nature si particulière, on sent un zeste de tropique par ici. Par contre il faut vraiment être vigilant quand on progresse car l’humidité rend les sentiers très dangereux. Les aménagements en bois sont bien pensés mais très glissants.
Un peu plus au nord, au Cap-Bon-Ami, on nous annonce un observatoire avec une vue à 360 degrés, ça semble haut mais bon, rien ne nous effraie. A mi-chemin, on tape la discute avec un couple de retraités originaires de Toronto (Province de l’Ontario), ils nous donnent quelques bons conseils pour organiser la suite de notre voyage en Gaspésie. A notre grand étonnement, ils nous apprennent qu’il n’y a pas que des anglophones en Ontario. Plus de 650’000 francophones y ont été recensés.
On a senti passé les 500 mètres de dénivelé mais ça valait vraiment le coup. Le ciel commençait légèrement à se dégager, la vue depuis ce promontoire construit tout en bois était spectaculaire. Nous avions encore perdu quelques degrés…
Le temps s’arrête en général dans ces lieux, on s’est d’ailleurs laissées surprendre car nous étions encore à deux heures de route de notre ville-étape de ce soir : Chandler. Nous y sommes donc arrivées un peu tard en frisant d’ailleurs la panne d’essence, les longues routes interminables ont bien failli avoir raison de notre Honda. Heureusement les magasins et stations ferment tard, il n’est pas rare de voir des supermarchés encore ouverts à 22 h.
Ceci dit, nous avons profité de la route côtière et du soleil qui illuminait le rocher de Percé. Ne pas se rendre à Percé quand on visite la Gaspésie c’est comme un bon repas sans vin : il manque quelque chose. C’est donc notre programme de demain, Percé, son rocher, les fous de Bassan, l’île de Bonaventure…
En attendant, nous nous reposons ce soir à Chandler, dans un « couette et café » très sympathique. Nous n’allons pas nous attarder dans cette ville car sans intérêt particulier.
Les mots du jour : patates pilées pour dire purée, le magasinage pour le shopping, la fête pour l’anniversaire