Quatorzième étape : Kingman/Las Vegas

 

15-07-2011

 

Bonjour à tous !

 

Non, nous ne vous avons pas oubliés mais Las Vegas, c’est la démesure et le luxe mais le wifi…. n’est pas gratuit. (12$ pour un accès).

 

Nous avons ce matin repris la route pour Barstow et nous profitons d’une pause petit-déj au Mc Do pour rédiger ces quelques lignes.

 

Nous ferons un compte-rendu complet ce soir.

 

Bonne soirée, puisque c’est le soir en France, nous, on se prépare à traverser la zone la plus chaude des Etats-Unis, le fameux désert de Mojave, Californie nous voilà !

 

Marie et Do

 


 

Par Marie

 

Bien le bonjour à nos fidèles lecteurs !

 

Nous sommes sûres que le rapport que nous n’avons pas pu écrire hier vous a terriblement manqué ! Le prix affiché pour obtenir un accès Wifi nous a largement dissuadées et le retour tardif à notre chambre la nuit dernière a fini de nous convaincre. A Vegas, tout se paie…

 

Nous sommes arrivées hier matin sur les coups de 11 h, la circulation n’était pas trop dense, forcément, les « gamblers » étaient encore au lit, fatigués d’avoir échafaudé des stratégies toute la nuit pour gagner leurs parties de poker… Nous arrivons tellement tôt que la chambre n’est pas encore prête, pas grave, nous remettons les clés de la voiture au « valet » qui se charge de conduire notre tuture au parking et nous laissons nos bagages en consigne. Direction downtown, c’est-à-dire le centre-ville « historique », rien à voir avec le quartier des casinos.

 

Las Vegas est une ville du Nevada située en plein milieu du désert de Mojave. En gros, c’est une oasis dans le désert, quelle idée lorsqu’autour il existe des environnements bien plus hospitaliers. Les fermiers mormons ont été les premiers habitants de Las Vegas (nom donné par les colons espagnols en référence à l’eau présente dans le sous-sol). On a découvert dans le Nevada de nombreuses mines d’or et d’argent justifiant le passage du chemin de fer transcontinental. L’état s’est donc peuplé très rapidement.

 

Las Vegas était une ville agricole et minière avant de devenir le temple du jeu. Trois événements majeurs ont marqué un tournant dans son développement : la construction du barrage Hoover un peu plus bas vers Boulder City, la création d’une usine de magnésium et surtout la légalisation des jeux d’argent en 1931. Aujourd’hui Las Vegas tire sa richesse principalement du tourisme, l’armée américaine y a également implanté quelques bases militaires.

 

Alors sensation bizarre lorsque nous arrivons à Vegas ; sans transition aucune, nous passons de notre petite route solitaire à un réseau autoroutier avec ses grosses artères qui vont dans tous les sens. Un mirage. Si la monotonie de notre highway nous permettait de rêvasser quelque peu, à l’entrée de « Sin City », concentration oblige, il est nécessaire d’avoir les yeux devant, derrière et sur les côtés. On s’y fait.

 

Nous commençons donc par marcher en direction de « downtown » depuis notre hôtel, il fait chaud, très chaud, trop chaud… et le boulevard nous paraît interminable. Nous arrivons à Fremont Street, une immense arcade dans le quartier historique où se concentrent des magasins et des Casinos. Nous jetons bien évidemment notre petite pièce dans une machine à sous et une serveuse très légèrement habillée nous apporte gentiment des Margaritas. C’est comme ça à Las Vegas, tu dépenses ton argent et tu réclames en échange des boissons (moyennant un petit pourboire bien sûr).

 

Une fois nos valises posées dans notre chambre, nous décidons de prendre un bus pour rejoindre le sud de Las Vegas Boulevard, le point de départ du centre névralgique de la ville communément appeler le « strip ». En dehors de ce fameux strip, pas beaucoup d’intérêt pour les touristes que nous sommes. La rue fait bien ses quatre kilomètres dont nous choisissons de tout descendre en bus pour tout remonter à pieds.

 

Nous mangeons un hamburger très diététique et quelques frites maison en attendant la tombée de la nuit, le temps que les néons sur les façades des hôtels chauffent un peu. Et là, c’est Times Square puissance 30, c’est Disneyland sans Blanche-Neige, c’est le jour en pleine nuit. Las Vegas, c’est la démesure, c’est le promoteur qui aura l’idée la plus farfelue et l’architecte qui concevra le bâtiment le plus délirant… tout ça pour quoi ??? Pour que visiteurs puissent dépenser leur argent sans compter dans les meilleures conditions possibles. Alors oui, les jets qui se dandinent au rythme de la musique dans la fontaine du Bellagio impressionnent, oui la voûte lumineuse de Fremont Street envoie du lourd avec ses loupiotes et ses watts surpuissants, oui les halls d’entrée du Venetian et du Caesars Palace nous invitent à vérifier la propreté de nos escarpins, histoire de ne pas salir la moquette bien moelleuse qui nous conduit aux machines à sous, et enfin oui les couleurs acidulées des enseignes nous hypnotisent et nous obligent tous les deux mètres à sortir l’appareil photo de sa pochette.

 

Le spectacle le plus fascinant se trouve au sous-sol des nombreux Palaces qui trônent le long du Boulevard, les plus connus étant le Caesars Palace, le Bellagio, le Venetian, le MGM Grand, le Wynn ou la Stratosphere (où nous dormirons). Du matin au soir, du soir au matin, de nombreux « chercheurs » de fortune s’activent devant leurs machines en espérant que Madame la Roue de la Fortune soit généreuse. En voilà un qui saute de joie, il a mis un billet d’un dollar et a doublé sa mise, quelle veine ! Et un autre devant sa table de « Craps » qui transpire tout l’alcool qu’il a ingurgité pour au final aller se coucher…. ruiné. Tiens donc, nous passons devant un salon très « select » et nous reconnaissons l’acteur français Gilles Lellouche (qui a joué entre autres dans « les petits mouchoirs ») en plein débat philosophique avec ses copains de tablée.

 

Un peu plus loin à l’entrée d’un night-club, nous apercevons une basse-cour composée de dindes et leurs dindons, de poules et leurs coqs et quelques poulets qui ne suivent pas la cadence. C’est nous où les robes ont raccourci ?? Dommage de mettre 1000 euros dans une création Gucci qui couvre à peine 1/30ème de la surface corporelle. Mais vous ne comprenez rien à la mode nous dira-t-on. Et bien on ne préfère pas comprendre, na…

 

Las Vegas, c’est une expérience, c’est à vivre une fois pour comprendre. Personnellement, y passer une journée et une nuit, c’est le grand maximum que l’on puisse faire. Les Américains ont pour coutume de dire « what happens in Vegas stays on », pas étonnant qu’on lui ait donné le surnom de « Sin City » (la ville du péché). Difficile de mettre des mots sur ce que l’on peut ressentir ; on dira juste que Las Vegas c’est comme une bonne cuite, vous êtes d’abord euphorique, puis malade et ensuite vous mettez quelques temps à vous remettre sur pieds.

 

Nous pouvons clamer haut et fort aujourd’hui « Vegas, nous y sommes allées !! » et nous pouvons affirmer ce soir « Vegas, nous n’y retournerons pas … »