Troisième étape : Saint-Louis/Springfield
03-07-2011, par Marie
Journée intense aujourd’hui…
Nous nous levons ce matin et espérons ne pas avoir d’imprévus. Nous avalons un petit-déjeuner très spécial, composé de muffins anglais pas très frais et d’un espèce de bagel qui s’avère en fait relever davantage du parpaing. Domi, elle, se fait plaisir en se préparant une bonne gaufre bien moelleuse avec la contribution d’un membre du personnel bien sympathique.
Notre estomac bien plâtré, nous pouvons une nouvelle fois jouer à cache-cache avec l’Interstate et la Route authentique. Pas fastoche de sortir de Saint-Louis, les autoroutes partent dans tous les sens, c’est énorme… Les paysages arides et la route rectiligne de l’Illinois laissent place à une végétation luxuriante et à des chemins bien plus vallonnés. Paradoxalement, c’est beaucoup moins fatiguant.
Nous roulons tranquillement pour prendre la direction de Stanton et ses fameuses « Meramec Caverns » qu’on nous annonce depuis au moins 200 miles. C’est parti pour une visite d’1h30 dans les entrailles de la grotte la plus célèbre des Etats-Unis. On peut y admirer des stalactites et des stalagmites vieilles de 70 millions d’années. Ces formations minérales sont mises en valeur par les différents jeux de lumière proposés tout au long du parcours. On passe par la Mirror River, une rivière souterraine (longue de 16 miles) où tout se reflète et nous laisse comme au bord du précipice… déstabilisant tout ça ! Le nom de la grotte est associé à celui de Jesse James, qui, avant de devenir un hors la loi, a participé à 16 ans à la guerre de Sécession.
Une fois la visite terminée, nous reprenons notre route en direction du Sud. Nous passons par Bourbon, Cuba et ses peintures murales, Saint Cloud. Nous ne faisons pas un mètre sans voir un drapeau américain, il y en a partout : sur les voitures, les maisons, dans les jardins, nous avons même croisé un papy dans un fauteuil roulant aux couleurs de l’Amérique. On nous sert à toutes les sauces le « God bless America », le patriotisme à son paroxysme quoi.
Nous passons ensuite par le « Devil’s Elbow » (le coude du diable) situé au milieu du massif forestier des Ozarks. Ce lieu doit son nom au virage que fait la Big Piney River qui a d’ailleurs causé de nombreux accidents mortels.
Nous prenons la direction d’un patelin du nom de Lebanon (Liban en français) lorsque la pluie commence à tomber. Jusqu’ici, rien de grave. Un coup d’œil au ciel très très menaçant et nous nous disons qu’il est peut-être préférable de ne pas tenter le diable sur des routes escarpées. Nous rejoignons l’Interstate 44 et là, l’averse se transforme en pluies torrentielles avec orage et bourrasques de vent. Nous ne voyons pas à deux mètres, nous avons l’impression que la pluie frappe la voiture, nous sommes secouées dans tous les sens. Nous savons que le Missouri a été victime il y a un peu plus d’un mois de tornades meurtrières, je peux donc vous garantir que nous roulons la boule au ventre. Mais les Américains sur la route sont incroyablement zens et courtois, pas un coup de klaxon ou de voiture qui te colle aux fesses.
Une fois cette belle frayeur passée, nous reprenons notre rythme de 55 miles/h pour arriver tranquillement sur Springfield… non non, ce Springfield là n’a rien à voir avec la ville où nous étions avant-hier. Il faut savoir qu’il existe une demi-douzaine de Springfield aux US. Nous récupérons notre chambre et nous filons manger au George’s Restaurant. Jeremiah, un serveur, nous assure qu’il n’y a jamais de tornades à Springfield. En attendant, à l’heure où nous écrivons ces quelques mots, le tonnerre gronde.
Demain direction Joplin. Il paraîtrait que le centre-ville est inaccessible depuis les dernières tornades. On verra ça de nos propres yeux.
Bien le bonsoir, merci pour vos messages, ils nous font très plaisir !
Ici Springfield MO, il est 22h35.
















